Ma démarche

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Coopératrice plutôt qu’auto-entrepreneuse

« Pour répondre à l’individualisation de la société que nous proposent les entreprises algorithmiques – les entreprises du travail à la demande comme Uber ou Take eat easy, ces entreprises de la Gig Economy, cette économie des petits boulots – il existe déjà des réponses basées sur la solidarité. » 

Une citation de l’article écrit par Hubert Guillaud paru sur internetactu.net en avril 2016.

À l’heure de faire un choix d’avenir exigeant et engageant, au moment où je décide de faire un saut dans les nuages pour essayer de vivre de ma passion et que mon métier soit celui de mes rêves, à défaut de pouvoir accéder à une des rarissimes places en atelier, j’ai préféré intégrer une coopérative plutôt que de devenir auto-entrepreuneuse, qui est la solution choisie par la majorité des relieurs aujourd’hui.

Coopaname est une coopérative d’activités et d’emplois qui permet d’avoir la flexibilité d’un entrepreneur sur son activité, la sécurité et les avantages sociaux d’un salarié (CDI, paie fixe tous les mois, cotisations sociales, congés payés, etc.) ainsi que la mutualisation des services (formations, services de comptabilité et de gestion, aides juridiques, accompagnement individuel, entre autre). Mais Coopaname ce sont avant tout 850 coopérateurs qui veulent promouvoir des valeurs communes par le travail tel que le respect de l’humain, la démocratie et le bien commun en partage plutôt que la suprématie de certains sur la majorité par le pouvoir ou l’argent. Ici, la convivialité est de mise, les décisions se prennent en assemblée et les projets communs foisonnent.

Nous croyons fermement que l’on gagne plus à être ensemble, et les chiffres se chargeront de le démontrer aux plus sceptiques.

En ce qui me concerne, je me sens comme un poisson dans l’eau et je suis fière d’aider, par mon choix, à la promotion d’un modèle auquel je crois. Je suis accompagnée dans les premiers pas de l’entreprenariat, j’ai une oreille attentive à qui poser toutes mes questions, des compagnons de route qui, malgré leur diversité de caractère, d’expériences et d’activités, partagent les mêmes problèmes et les même peurs. J’ai la chance de faire d’innombrables rencontres inspirantes, de développer des collaborations et d’explorer à plusieurs des projets d’avenir.

Voilà en quelques mots une forme d’économie sociale et solidaire.

Si vous souhaitez en savoir un peu plus voici deux vidéos et un article (publié dans L’Humanité, « Noémie de Grenier réenchante le travail », écrit par Stéphane Guérard en août 2016) :

N’hésitez pas à me poser des questions, je me ferai un plaisir de tout vous expliquer­­ !

Contactez-moi

 

Une production raisonnée

 

Ici c’est promis, pas de produits fabriqués en Chine par des enfants, pas de matières premières extraites ou produites grâce à l’exploitation de populations lointaines et de ressources raréfiées.

Les matériaux sont autant que possible issus du recyclage ou de la récupération. Je veille à leur qualité pour que le produit fini soit beau et que sa durée de vie soit d’au moins plusieurs décennies, tout en limitant au maximum l’environnement en terme de déchet et d’émission de CO2.

Concrètement cela veut dire minimiser l’usage des produits chimiques dans les papiers, les colles et les pigments, privilégier les circuits courts avec les fournisseurs, collaborer avec d’autres artisans dans la fabrication du papier à la forme ou du papier marbré.

Je me déplace le plus souvent à bicyclette, ce qui est également bon pour mon organisme et mon moral. À défaut, je choisis les transports en commun.

Avec le collectif des artisans et créateurs de Coopaname (SCOOP dans laquelle je suis coopératrice), nous sommes en train d’élaborer une charte d’éthique commune, d’éco-conception et de promotion de l’économie solidaire dont nous sommes les acteurs.

Dès que nous en saurons plus, je vous ferai part de tout cela !

virginiekubler

Voyageuse, relieure, rêveuse.

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